Raouraoua et Mecherara face à un sérieux dilemme
Alors que la compétition officielle s’apprête à réoccuper la scène footballistique nationale dans pratiquement une semaine, notamment à l’occasion du coup d’envoi du championnat de première division, de sérieux contentieux ne cessent de s’accumuler au niveau de la FAF et par ricochet, sur le bureau du président de la Ligue nationale de football
Lundi prochain, messieurs Raouraoua et Mecherara, respectivement président de la FAF et de la LNF, animeront une conférence de presse. Une première sortie médiatique très attendue par l’ensemble de la sphère footballistique nationale. Et pour cause, tout au long du mois en cours, différents acteurs souvent liés directement au déroulement des championnats de DI et DII, n’ont pas cessé de monter au créneau pour plusieurs raisons face auxquelles ils s’estiment être aujourd’hui sérieusement lésés. Pour rappel, les dernières dispositions prises par le nouveau patron de la Fédération algérienne de football, dès son élection, ont fini par mettre réellement dans l’expectative l’ensemble des présidents de clubs de première et deuxième divisions. En effet, d’abord le fait d’avoir revu à la baisse le nombre de licences auxquelles aura droit dorénavant chaque formation, a sérieusement fait grincer des dents plusieurs responsables de clubs, et non des moindres. Ces derniers n’auront plus, de surcroît, le droit de recruter des joueurs issus du continent africain. En d’autres termes, fini la filière africaine et place, désormais, à la jeune relève formée au sein de chaque formation. Raouraoua, qui connaît bien la réalité du terrain, et surtout n’ignore rien des difficultés auxquelles font face souvent l’ensemble des clubs de football en Algérie, aurait pris dernièrement certaines décisions par pragmatisme, et visiblement avec le souci majeur de préparer nos équipes de football à fonctionner progressivement d’ici 2011 comme des clubs professionnels et semi-professionnels pour certains d’entre eux. Mais là où le bât blesse aujourd’hui réside dans le fait indéniable que Raouraoua et l’ensemble des acteurs du football national ne sont pas au diapason actuellement.
Les choses semblent plutôt aller trop vite pour certains d’entre eux, comme tous ces joueurs aujourd’hui trentenaires qui n’ont plus le droit d’exercer leur métier de footballeur ailleurs qu’en DI ou DII. La décision de ne faire accéder de la seconde à la première division qu’une seule formation au terme de la saison 2009-2010, semble avoir pris de court et sérieusement refroidi la plupart des présidents de clubs de DII, notamment ceux de l’est du pays, où est d’ailleurs brandie la menace du boycott du championnat.
Il y a aussi, pour corser le tout, cette dernière intervention officielle de la FIFA au sujet du CS Constantine, dont la FAF est tenue d’éclaircir la situation au plus vite auprès de Lausanne. Mais selon des sources concordantes, Raouraoua et Mecherara, qui se retrouvent aujourd’hui malgré eux devant un dilemme, sauront trouver une sortie de crise susceptible de contenter tout le monde dans les très prochains jours. Il est enfin question, à partir du 14 août prochain, de faire jouer les matchs de DI les jeudi, vendredi et samedi, après les dernières dispositions prises par le gouvernement d’opter pour vendredi- samedi comme nouveau week-end.
le jeune independant
==>>> PRESSE ALGERIE
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