Les ports d’Alger, Bejaia, Skikda et Ghazaouet se doteront de pôles logistiques de transport
Amarrage à la modernité
Les pouvoirs publics ont prévu un montant de 3 milliards de dollars pour mettre en œuvre une nouvelle stratégie aux horizons 2020/2025, à travers le plan directeur de développement maritime
Les quatre ports nationaux algériens (Alger, Bejaia, Skikda et Ghazaouet à Tlemcen) vont être dotés cette année 2010 de pôles logistiques de transport dit “bout en bout”. C’est un mode de transport qui va prendre en charge l’acheminement d’une marchandise du fournisseur au destinataire final en faisant intervenir tous les modes de transport.
Il faut dire que 95% du transport des marchandises se fait par voie maritime en Algérie, situation qui a fait prendre au ministère de tutelle, de nouvelles dispositions contenues dans une approche inédite, afin de faire des ports des pôles de développement économique et social importants à travers entre autres la mise à niveau de ces derniers d’autant plus que le coût du transport chez nous représente 10 % du coût de la valeur de la marchandise alors que dans les pays développés, il est de moins de 4% .
Il est utile de préciser que cette opération ne sera ni une privatisation ni une cession de cette infrastructure portuaire, mais plutôt une concession sous forme de partenariat en respect aux nouvelles règles régissant les investissements directs étrangers. La problématique aujourd’hui pour s’intégrer dans le marché mondial est de lever toutes les contraintes structurelles recensées, à savoir le faible développement de nos ports, leur enclavement dans les villes et l’organisation inadaptée aux exigences du développement des échanges maritimes.
Le déficit en matière d’exploitation du fait d’équipements obsolètes et l’absence de terminaux spécialisés, la réalisation de performances en deçà des niveaux requis et autres problèmes de ressources humaines ont « fait de nos ports un goulot d’étranglement économique », ont récemment estimé les experts du secteur.
Aussi, les pouvoirs publics ont prévu un montant de 3 milliards de dollars pour mettre en oeuvre une nouvelle stratégie aux horizons 2020/2025, à travers le plan directeur de développement maritime qui portera sur trois axes.
Ces derniers s’articulent autour de l’adaptation du cadre institutionnel, l’engagement d’actions de modernisation et de mise à niveau, l’amélioration du management et des procédures de facilitation sans oublier les ressources humaines qui seront prises en charge à travers des programmes de formation en particulier au niveau de l’école supérieure de Bou Ismail (ENSM).
Concernant le trafic maritime pour l’année 2009 dans les dix ports nationaux, le volume a atteint 123,1 millions de tonnes, en recul de 3,92% par rapport à l’année 2008 (128,1 millions de tonnes.
La part des marchandises non conteneurisées ayant transité par les ports nationaux, représente 15,7 millions de tonnes.
Par ailleurs, un appel à manifestation d’intérêt national et international concernant notamment 70 projets relatifs aux activités halieutiques, a été lancé en 2009, par 10 entreprises de gestion des ports de pêche (EGPP) qui ont présenté leurs offres d’investissement au profit d’une totalité des 31 ports de pêche qu’elle gèrent.
D’autre part, le nombre de véhicules qui a transité par les ports de Djendjen et de Mostaganem, depuis octobre dernier, conformément à la décision des pouvoirs publics de réorienter le trafic de marchandises non conteneurisées sur d’autres ports que celui d’Alger, est de 41.806 unités, selon les chiffres de Sogeports.
Le port de Djendjen a reçu durant cette période 25.025 véhicules embarqués sur 50 navires, alors que 16.781 ont transité par le port de Mostaganem sur 54 navires.
Le port de Djendjen a vu ainsi le transit du plus grand nombre de voitures importées en raison de la profondeur de ses eaux qui atteignent 18 mètres, ce qui lui permet l’accostage de grands bateaux, alors que le tirant d’eau du port de Mostaganem ne dépasse pas les 8 mètres
elmoudjahid
