153 morts dans le crash d’un airbus A310 de yemenia : Questions autour de la fiabilité de certaines compagnies
L’Airbus A310 de la compagnie Yemenia, qui s’est abîmé en mer au large des Comores hier matin, avait à son bord 153 passagers à destination de Moroni, essentiellement des familles comoriennes retournant au pays, a appris l’AFP de source policière.
Soixante-dix-huitpersonnes avaient pris place lors de l’escale à l’aéroport Marseille-Provence, près de Marignane (sud de la France) dans l’A310-200 de la compagnie Yemenia, parti de l’aéroport de Roissy près de Paris lundi matin à destination de Sanaa, au Yemen ; 61 d’entre elles devaient poursuivre le voyage jusqu’aux Comores et ont pris place dans l’A310 parti de la capitale yéménite pour Djibouti puis Moroni, où il devait se poser mardi à 1h (heure de Paris), selon la même source. Dès les premières heures de la matinée de mardi, une cellule psychologique a été mise en place dans le salon panoramique de l’aéroport Marseille-Provence pour accueillir les familles des passagers de l’avion disparu, a-t-on précisé de même source.
L’Airbus A310-300 était apparemment en « manœuvre d’approche » pour se poser à l’aéroport de Moroni, a indiqué hier le secrétaire d’Etat français aux Transports, Dominique Bussereau. « C’est, semble-t-il, au cours d’une manœuvre d’approche que l’avion s’est abîmé », a-t-il déclaré lors de la séance de questions à l’Assemblée nationale française. M. Bussereau, qui répondait à la question d’un député, a précisé que l’aéroport de Moroni, aux Comores, est « moyennement équipé par rapport aux normes internationales ». « La situation météo n’était pas brillante », a-t-il aussi rappelé.
L’Airbus en question avait été « exclu » du sol français pour « irrégularités » il y a quelques années, a soutenu le responsable français. « Il y a quelques années, cet avion, nous l’avions exclu du sol national, parce que nous estimions qu’il présentait un certain nombre d’irrégularités dans ses équipements », a-t-il déclaré. L’A310 de Yemenia avait embarqué ses passagers à Sanaa, au Yémen, pour se rendre à Djibouti puis à Moroni, aux Comores. « Est-ce qu’on peut emmener dans des conditions normales des passagers à partir du territoire français et ensuite les mettre dans un avion qui n’assurerait pas la sécurité ? », s’est interrogé le secrétaire d’Etat. « Le gouvernement français va s’engager pour (…) faire en sorte que de telles situations ne se produisent plus », a-t-il assuré. Il a toutefois précisé que la compagnie Yemenia « est autorisée, elle ne fait pas partie de la liste noire » des compagnie aériennes. Selon M. Bussereau, 45 Comoriens et 66 Français se trouvaient à bord de l’appareil « dont certains peuvent porter la double nationalité, beaucoup étant originaires de Seine-Saint-Denis (dans la banlieue de Paris, ndlr), de la région bordelaise (sud-ouest) et de Marseille (sud-est) ». « Nous avons déployé des moyens militaires importants », a-t-il souligné, ajoutant que le Bureau d’enquêtes et d’analyses français (BEA) a été chargé de l’enquête
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